Mon dimanche après-midi à l'opéra...

J'ai depuis très longtemps un faible pour les spectacles et les films musicaux. Starmania, Billy Eliott, Les demoiselles de Rochefort par exemple ont des musiques dont je ne me lasse pas. L'été dernier, j'ai un peu passé un cap car j'ai découvert sur YouTube l'opéra Carmen, c'était l'opéra intégral interprété entre autres par Anita Rachvelishvili et Jonas Kaufmann à Scala à Milan en 2009. Des noms qui au final ne sont pas connu du "très grand publique" car c'est un peu un microcosme.

J'ai adoré le spectacle, Carmen possède des musiques entrainantes et une histoire facile d'accès. Donc en septembre, quand j'ai vu Carmen à la programmation de l'opéra Bastille, je n'ai pas hésité. J'ai acheté mes places en octobre et dimanche, je me suis rendue à la capitale.

Alors qui dit opéra tout de suite, on se dit que c'est réservé à une élite. On peut se poser la question, comment je m'habille par exemple mais je vous rassure un dimanche après-midi, le jean passe très bien. 

La première chose qui m'a impressionnée c'est la salle de spectacle en elle-même. Elle est vertigineuse. Je dis ça parce que j'ai un peu eu le vertige. Imaginez que les gradins sont comme un immeuble de 4 étages (je pense).  Mais du coup ce qu'il y a de bien c'est qu'on n'est pas gêné par les spectateurs en face de nous. (excusez la qualité des photos, je n'ai pas un Ip**ne)

Mon dimanche après-midi à l'opéra...
Mon dimanche après-midi à l'opéra...
Mon dimanche après-midi à l'opéra...

C'est vrai qu'il y a des connaisseurs, en entendant des conversations autour de moi, je me suis sentie un peu inculte : "Ils disent qu'il est vieillissant mais je trouve qu'il est encore à la hauteur et il a un phrasé impeccable. " Elle devait sûrement parler d'Ildar Abdrazakov.

Mon dimanche après-midi à l'opéra...

Un nom un peu barbare.  Mais c'est vrai que pour un russe, il était extrêmement compréhensible et pas besoin de lire les sou-titres car il y a des écrans qui transcrivent les paroles en français et en anglais. Ce qui est une bonne chose car parfois l'opéra a beau être en français, je ne comprenais pas vraiment.

Le spectacle qui dure trois heures a une mise en scène de Calixto Bieito très moderne, dépouillée et un peu trop figurée par moment car je n'ai pas trop compris l'homme nu (oui, il a enlevé son slip kangourou devant nous) dansant le toréro seul sur scène. 

Je suis toujours admirative devant un orchestre mais je me dis que la percussionniste au tambourin n'a pas beaucoup de partition. Elle n'intervient que deux fois en trois heures. Elle doit trouver le temps long en coulisses.

En conclusion, j'ai adoré. Ça n'a fait que confirmait tout le bien que je pensais d'Anita Rachevishvili et m'a fait découvrir d'autres talents : Bryan Hymel, Ildar  Abdrazakov et Marina Costa-Jackson. Des noms que j'aurais sûrement oublié dans quelques semaines mais au final, il est facile de reconnaître un bon chanteur et les applaudissements au final ne trompent pas.

Je vous laisse et vous souhaite une excellente journée...

 

Mon dimanche après-midi à l'opéra...
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