Las tres heridas ou si les morts pouvaient parler...

Il y a des lectures que l'on nous impose (j'ai horreur de ça) et d'autres qui viennent naturellement à nous. Le livre Las tres heridas de Paloma Sánchez-Garnica en fait parti. Je l'ai découvert grâce à une série de télévision ! (En effet, un des livres de l'auteure La sonata del silencio a été adapté à la télévision et j'ai voulu approfondir la vision de l'auteure en lisant le livre) Comme j'ai aimé son style, je me suis penchée sur ce deuxième livre et là, bizarrement, je me suis reconnu !

Je vous explique :

Premièrement : Ernesto, le narrateur achète une boîte avec des vieilles photos et des lettres. C'est ce que je fais sur les brocantes !

Deuxièmement : Ernesto veut connaître ce qui est advenu du couple sur la photo. C'est un peu ce que je fais avec les poilus et cet article clic ici. Bon, je ne vais pas pousser l'investigation comme lui, je survole.

Troisièmement : Ernesto demande aux archives de la ville plus d'informations sur ces gens. Malheureusement, elles ont été détruites et voici ce que j'ai reçu comme lettre récemment :

Les archives ont été détruites pendant la guerre

Les archives ont été détruites pendant la guerre

J'ai demandé un extrait d'acte de naissance et on m'a répondu la même chose qu'à Ernesto.

J'ai continué le livre et j'ai été tenu en haleine car je voulais savoir ce qui été arrivé à ce couple et j'ai découvert la barbarie de la guerre civile espagnole. J'ai découvert cette période qui a été extrême et qu'on survole à l'école car on parle de la guerre qui nous a touché après mais le livre même si c'est de la fiction a été très éducatif pour moi.

La fin du livre m'a dérouté car les réponses viennent (attention spoiler) d'un personnage qui est mort. Je trouvais ça bizarre car on était ancré dans une réalité et au final, nous voilà rendu avec les morts. 

A la réflexion, je me suis dit que ce n'était pas si bête et que je suis comme l'auteure. Cela fait presque un an que je fais des recherches généalogiques et que je me pose des questions et par moment je me dit : "Ah, si les morts pouvaient parler !"

Ainsi, je leur poserais des questions comme : que faisais-tu en pleine nuit sur cette voie de chemin de fer ? ou bien qui est le père de ton enfant ? Des questions qui n'ont et n'auront jamais de réponses car les témoins directs sont morts depuis longtemps et que les descendants ne connaissent pas. La généalogie, c'est bien, mais parfois elle amène plus de questions que de réponses.

Le thème du livre est donc, il faut écouter nos anciens avant qu'il ne soit trop tard ! La fin du livre au final est heureuse car le souvenir de ce couple disparu pendant la guerre civile va perdurer mais comme elle a su l'écrire ce n'est que de la fiction...

Je vous laisse et vous souhaite une excellente journée...

Las tres heridas ou si les morts pouvaient parler...
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