Enfant et adolescente, j'ai adoré me plonger dans des romans, des grands classiques comme Germinal, Les misérables, Les quatre filles du docteur March, Les Robinson suisses, etc... Mais adulte, j'ai souvent été très déçue par les romans que je lisais et du coup, je n'en lis plus, je préfère me tourner vers des livres qui retracent l'Histoire comme ceux sur les us et coutumes de ma région...

Mais la télé, pour une fois, m'a redonné l'envie de lire autrechose... Je vous explique, dans mes petits "rituels" hebdomadaires, il y a le matin où je repasse et je me mets devant Télé matin sur France 2 et dans cette émission, il y a une rubrique lecture qui est soit faite par une journaliste ou bien par les libraires eux-mêmes ! Comme je ne prends pas le temps de me mettre à la page sur les sorties littéraires, j'écoute attentivement les résumés souvent passionnés et j'avoue que parfois certains d'entre eux me donne envie de lire tellement ils sont convaicants, du coup, j'en ai lu un !

Il s'agit de Et tu n'es pas revenu de Marcelline Loridan-Ivens

Comment Télé matin me donne envie de (re)lire...

C'est une longue lettre de l'auteure adressée à son père qui contrairement à elle n'est pas revenu des camps de la mort.  Elle revient dans cette lettre sur sa vie à partir du moment où ils ont été séparés et jusqu'à nos jours... On y sent l'absence de ce père qui lui seul aurait pu comprendre ce qu'elle a enduré dans les camps. Cette absence qui a joué un rôle sur les membres de sa famille  et le fait qu'elle n'a pas pu le connaître comme elle aurait voulu, d'ailleurs, elle dit cette jolie phrase à propos du château qu'elle détestait : " Il faut vieillir pour accéder aux pensées de ses parents."

Elle y décrit la déshumanisation dont elle n'est évidemment pas sortie indemne et qui a fait d'elle une personne ayant une soif de liberté en s'éloignant de ce que sa mère aurait voulu qu'elle soit. Ce qu'il l'amène à se poser des quetions sur ce que lui en aurait pensé. C'est assez touchant la manière dont elle parle à son père on y ressent tout l'amour qu'elle a pour lui.

Et sa conclusion sur le monde actuel est très lucide : " Tu avais choisi la France, elle n'est pas le creuset que tu espérais, Tout se tend encore une fois, on nous appelle les juifs de France, il y a aussi les musulmans de France nous voilà mis face à face, moi qui m'étais voulu de tous bords, en tout cas du côté de la liberté."

C'est un livre qui se lit très vite, on se prend d'affection pour Marcelline et son histoire peu commune et ça nous amène quelque part à réfléchir sur nos vies, sur la société actuelle...

Je vous laisse et vous souhaite une excellente journée...

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